A
l'humeur de mèche
Ça vaut pas la peine
d'accuser le coup
De se mettre en berne et
martel en tête
Ça vaut pas le coup
de se mettre en peine
Mieux veut rire de tout
que vomir partout
Vaut mieux laver son linge
sale en famille, au lieu d'dégouliner sur l'paillasson du voisin
Vaut mieux chasser les humeurs
malignes
Que de pleurnicher sur son
destin
Ça vaut pas un clou
de tomber marteau, de se prendre le chou pour une si belle fleur
Ça n'la ramènera
pas de se lever tôt, d'se jeter dehors une fois tous les quarts d'heure
Quart d'heure, quart d'heure,
car demain est un autre jour mon ami
Va donc te rincer la tête
avec tes copains
Tout ça pour chasser
les humeurs assassines
Au lieu d'pleurnicher sur
ton destin
Quand tout semble noir, le
monde dérisoire
Qu'c'est ça tous
les soirs, il vaut mieux s'asseoir
Attendre que ça passe
ou bien qu'ça trépasse
J's'rai jamais un as, mais
qu'y faire hélas ?
Hélas! Hélas!
Et lace tes souliers sinon tu vas te vautrer
Tu vas encore manger le
paillasson du voisin
Relever la tête, cesser
de mater ses pieds
Plutôt qu'se ruiner
l'menton sur son destin.
Casse la fatigue
Tu passes ton temps en jérémiades
injustifiées
Loin d'être à
plaindre, plutôt même privilégié,
T'as pas faim, t'as pas
froid, t'as tout tes papiers !
Tu sais où dormir
ce soir : pas de soucis de ce côté !
Tu t'uses la santé,
t'as tout mais t'es tout le temps pressé,
T'es en retard partout et
jamais concentré !
En fait, tu perds ton temps
à vouloir l'économiser ;
Du coup tu perds ta vie…
en cherchant à la gagner !
Tu perds ton temps, à
l'économiser !
Tu perds ta vie en cherchant
à la gagner !
Et t'oublies l'essentiel
: trouver un sens à lui donner ;
Tu décides tout dans
l'urgence sans jamais y penser ;
N'as-tu pas mieux à
faire ?
Au lieu de se lamenter,
on pourrait peindre l'avenir en bleu,
Ou au moins essayer !
Casse la fatigue mon ami,
tu t'agites sans raison,
Tu vas finir par y laisser
des plumes !
On se pose, on boit un thé
on remet tout en question,
On arrivera peut-être
à décrocher la lune !!!
Toi tu regardes toujours
dans la même direction
T'as l'impression d'aller
plus vite : en fait tu marches à reculons !
Du temps on en a,
Et ce n'est pas de l'argent,
Ni à tuer ni à
perdre, mais à user à bon escient !
Un bien plus précieux
que tout l'or de la terre :
Les aiguilles de l'horloge
ne feront jamais machine arrière !
Ca nous laisse 5 minutes
pour comparer nos opinions :
Analyses, contre-analyses,
synthèse et prise de décision !!!
Casse la fatigue mon ami,
tu t'agites sans raison,
Tu vas finir par y laisser
des plumes !
On se pose, on boit un thé
on remet tout en question,
On arrivera peut-être
à décrocher la lune !!!
Au beau milieu de la crise,
on est pas bien à l'aise
Nos pas ne sont pas sûrs,
mais tant pis :
Rendez-vous au pied du mur
L'heure est venue de se
mettre à l'ouvrage,
Chopper le mors aux dents,
modifier nos paysages…
Vigilants mais sereins, déterminés
sans être obtus,
Impatients du lendemain
mais : calmes et détendus !
Si près du but ce
serait dommage de lâcher prise,
Une lutte sans coups de
poings, à grand renfort de matière grise !
Gardons nous de cramer notre
courage,
Restons toujours de bonne
foi dans la rage,
Gare à la guerilla
urbaine qui tourne au carnage,
On pourrait vite se retrouver
acteurs malgré nous,
Protagonistes et responsables
dans une de ces pauvres images
Assoiffés d'associations,
d'expériences à partager
Plus on est de fous plus
on rit : mais il faut s'avoir s'oublier
Pas si facile de se faire
tout p'tit quand on nous à appris à s'étaler
Savoir s'écouter
pour mieux chercher
Et trouver les alternatives
pour encore plus d'équité !
Casse la fatigue mon ami,
tu t'agites sans raison,
Tu vas finir par y laisser
des plumes !
On se pose, on boit un thé
on remet tout en question,
On arrivera peut-être
à décrocher la lune !!!
Si on a bien travaillé
on pourra se faire bronzer la tête
Et quand le soleil en savonnette
aura perdu son effet
On se glissera docilement,
sans résister,
Langoureusement,
Dans le creux des bras de
Morphée...
Yakafokon
J'ai pas grand chose à
dire, pas spécialement envie de me taire,
Alors je vomis un flot de
causeries, en insultant la terre entière.
Peu m'importe le sujet,
j'n'ai pas vraiment d'opinion,
Le dernier à avoir
parlé recevra mon approbation !
" Dans toutes les soirées
il rabâche ses souvenirs
Y en a toujours pour gober
ses logorrhées , sans le moindre soupir ! "
C'est ceux-ci que j'préfère,
ils ne me coupent jamais la parole,
Je peux dire n'importe quelle
connerie : à coup sûr ils rigolent !
Aïe !Aïe !Aïe
! Quelle panique ! Ça y est il parle politique
Bientôt l'heure du
pamphlet dérisoire sur les curés et sur les flics !
J'ai des idées sur
tout, mais surtout des idées !
Un appel à la rébellion
résonne du fond du canapé !
Par le pouvoir du Picon,
il est de nouveau inspiré,
Il demande de la feuille,
il va bientôt s'exprimer :
L'avenir, le passé,
de gens heureux, de mal-aimés ;
Est-ce en pissant sur les
murs que Babylon va trembler ?
Un jour on va tout détruire
! Ouais on va tout casser !
Et pour reconstruire ? On
n’aura qu'à improviser !
Ce soir on pourra pas agir,
c'est à peine un peu trop tard !
Et pour ce qui est de réfléchir
? J'sais pas, j'suis pas programmé pour...
Fokon s'unisse un peu !
Yaka s'organiser...
Fokon tire notre épingle
du jeu !
Yaka tout faire péter
!
Fokon passe à l'action
!
Yaka détrôner
les vieux !
Fokon finisse la chanson
!
Yaka dire que le faire c'est
mieux !!!
|
Au
marché des illusions
Bienvenue dans l'univers
des instants magiques,
Où les rencontres
éphémères
Se mêlent aux discussions
philosophiques
Au marché des illusions,
le marchand de sable vend du rêve...
A la preeeeesssssion !
On s'y perd, on s'y retrouve,
On y cherche des repères,
Mais toujours on s'y rejette,
En se disant: J'ARRETE !
Demain...si tout va bien
!
On se raconte des histoires,
Impossibles à vérifier.
Vrai ou pas des fois
On sait même plus
si on le sait.
En tout cas on y croit...
Et très fort !
On s'enfièvre, ça
transpire la passion,
Plaisir de raconter,
Ou de faire sensation?
"Ça déblatère
!
Ça désaltère
!"
Tu parles beaucoup de tout
ce que t'as fait
Mais tu feras jamais la
moitié de tout ce que t'as dit
Et tu parles beaucoup,
Tellement,
Dis-moi comment et où
Tu trouveras le temps de
te rendre sur la comète
Vérifier tes plans
!
Au marché des illusions,
Les soucis sont dissous
dans de l'alcool bon marché.
Au marché des illusions,
Les soucis s'oublient à
la tournée du patron !
Tu te plains qu'tu fais tout
à l'envers,
Envers et contre tous tu
découvres l'univers.
"Et quel univers !"
Un verre plein à
craquer qui va bientôt déborder,
Plein d'amour et de haine
et de tout mélangé.
Et tu veux à tout
prix,
Sans effort et sans esprit
Des cents des mille
Les lauriers et les mille
et une nuits
"Et t'en démords pas,
tu voudrais voir la mer s'ouvrir devant toi !"
Souvent t'as tort, et plus
t'as tort, plus tu mens
Plus tu mens, moins tu t'en
sors,
Alors tu bois et tu trembles
Et plus tu trembles, plus
t'as peur,
Plus t'as peur plus t'en
redemandes.
Et tu cries et tu pleures
!
Quand le besoin à
dépassé l'envie,
Les feux de la rampe s'éteignent,
Et laissent place à
l'ennui...
Et on croit qu'on oublie,
Mais on oublie jamais vraiment.
Et à la fin de la
nuit,
L'angoisse a chassée
l'euphorie.
" mort de rire la veille,
Pire que mort au réveil
!"
Au marché des illusions,
Y'a des fois ça s'énerve,
Souvent pour pas grand chose
Au marché des illusions,
Ça finit souvent
en tempête,
Et parfois en chanson !!!
Paul
Vous allez rire, mais c'est
l'histoire d'un mec,
Assez antipathique,
Plutôt en plein coeur
de l'échec...
A tous les niveaux
Pas d'amour, pas d'amis,
pas de passion et pas de boulot,
Un peu susceptible, voir
carrément pas cool,
Né paraît-il
de l'idylle d'une pute et d'un pitbull,
Mais n'accordons pas trop
d'importance aux potins des pétasses
Qui peuplent sa paroisse...
Paul est plutôt porté
sur la parano,
Persuadé -mordicus-
que tout l'monde rit d'lui dans son dos.
Ses soupçons sembleraient
justifiés,
Alors il vocifère
des insultes salaces,
A l'encontre des pétasses
susnommées.
Paul n'aime pas être
seul
Paul n'apprécie pas
les gens
Paul n'aime pas être
seul
Mais n'apprécie pas
spécialement les gens
Il s'accompagne d'un pitbull,
Est-ce pour lui rappeler
ses parents?
Aujourd'hui c'est dimanche,
Paul est allé voter,
Tout à fait à
droite, car Paul est droitier.
Assidu à ses devoirs
civiques
Il s'exécute sans
conscience politique,
Mais d'un geste plutôt
mécanique, mécanique, mécanique...
Puis la tête haute
et les mains dans les poches
Il a regagné son
foyer et s'est collé à la téloche....
Et il guette au balcon,
la venue d'un avenir qui le rendrait moins...
Mais il ne voit rien, rien
que la poussière qui poudroie
Et le périph' qui
renvoie les pluies et les odeurs
D'un monde qu'il ne comprend
pas,
Et qui surtout lui fait
peur,
D'un monde qu'il ne comprend
pas,
Et qui surtout lui fait
peur...
Rêvant un jour où
il connaîtrait la gloire,
Il reste patiemment à
son balcon en attendant son heure.
On dit de Paul des choses
terribles
Un jour viendra il commettra
l'irréversible
On dit de Paul qu'il est
aigri
Oui mais qui lui a déjà
adressé la parole ?
Paul voulait son jour de
gloire, problème Paul ne savait rien faire,
Ses honneurs il les a eus
dans la rubrique "Faits Divers",
Un lundi pluvieux il fut
la star du PMU,
Dix lignes tout au plus
pour ceux qui ne l'ont pas connu
La phrase était sobre
et sans fioritures,
Entre les chiens écrasés
et les vols de voitures:
"Dimanche soir la joie régnait
dans la cité
Tout le quartier s'était
rassemblé pour fêter cette chaude soirée de Mai
Visiblement agacé,
Du haut de sa tour, un vieil
homme a tiré
Blessant mortellement un
jeune qui n'en finissait pas de s'exalter
L'homme n'a pu être
poursuivi,
La seconde cartouche fut
pour lui
Une page de sport maintenant..." |