La
Robe Et L'échelle
T’avais mis ta robe légère,
Moi l’échelle
contre un cerisier,
T’a voulu monter la première,
Et après
Y’a tant de façon,
de manière,
De dire les choses sans
parler,
Et comme tu savais bien
le faire,
Tu l’as fait
Un sourire, une main tendue,
Et par le jeu des transparences,
Ces fruits dans les plis
du tissu,
Qui balance
Il ne s’agissait pas de
monter bien haut,
Mais les pieds sur les
premiers barreaux,
J’ai senti glisser le
manteau,
De l’enfance
On n'a rien gravé
dans le marbre,
Mais j’avoue souvent
y penser,
Chaque fois que j’entends
qu’un arbre,
Est tombé
Un arbre c’est vite fendu,
Le bois quelqu’un a dut
le vendre,
S’il savait le mal que
j’ai eu,
A descendre
D’ailleurs en suis-je
descendu,
De tout ces jeux de transparence,
Ces fruits dans les plis
des tissus,
Qui balancent
J’ai trouvé d’autres
choses à faire,
Et d’autres sourires
à croiser,
Mais une aussi belle
lumière,
Jamais
A la vitesse où
le temps passe,
Le miracle est que rien
n’efface l’essentiel,
Tout s’envole en ombre
légère,
Tout sauf ce bout de
fièvre et de miel
Tout s’est envolé
dans l’espace,
Le sourire, la robe,
l’arbre, et l’échelle,
A la vitesse où
le temps passe,
Rien, rien n’efface l’essentiel
J’ai trouvé d’autres
choses à faire,
Et d’autres sourires
à croiser
Mais une si belle lumière,
Jamais
Et voilà que du
sol ou nous sommes,
Nous passons nos vies
de mortels,
A chercher ces portes
qui donnent,
Vers le ciel
Les Faussaires
Fausses infos, fausses
poitrines
Fausses photos pour de
faux magazines
Faux guérisseurs,
fausses fortunes
Faux électeurs
dans les fosses communes
Faux soldats dans les
fausses guerres
Ça va finir, ça
va finir
Qu'on sera tous des faussaires
Faux marteaux, fausses
faucilles
Faux garçons aux
bras de fausses filles
Faux serments pleins
de "forever"
Faux calmants pour de
fausses douleurs
Faux pur-sangs sous de
fausses crinières
Ça va finir, ça
va finir
Qu'on sera tous des faussaires
Pour en sortir c'est
du délire
C'est un vrai casse-tête
Même tes faux sourires
Te font de vraies fossettes
Fausses rumeurs, fausses
annonces
Faux sauveur donnant
de fausses réponses
Fausses amours, fausses
postures
Faux chanteur dans sa
fausse voiture
Faux bijoux donnant de
fausses rivières
Ça va finir, ça
va finir
Qu'on sera tous des faussaires
Pour en sortir c'est
du délire
C'est un vrai casse-tête
Même tes faux sourires
Te font de vraies fossettes
Faux prêcheur,
faux prophète
Faux joueur mimant la
fausse défaite
Fausse Bible ou bien
sa fausse lecture
Faux touristes dans la
fausse nature
Rosie
Elle était déjà
là bien avant
Que les camions ne viennent,
Elle tournait comme une
enfant,
Une poupée derrière
la scène.
C'était facile
de lui parler,
On a échangé
quelques mots,
Je lui ai donné
mon passe
Pour qu'elle puisse entrer
voir le show.
Elle s'est assise à
côté de moi
Sur des caisses de bière,
Pendant que je mixais
le son pour le groupe,
Sur la scène en
arrière,
Elle les fixait à
s'en brûler la peau,
Moi, je la trouvais tellement
belle,
Après le dernier
morceau,
Le batteur est parti
avec elle
Oh Rosie, tout est blanc,
Tes yeux m'éclairent,
De t'avoir eu un instant,
J'étais tellement
fier,
Tout ce qu'il me reste
à présent,
L'envie de tout foutre
en l'air,
Et de recommencer la
nuit...
...Rosie.
Je suppose j'aurais dû
deviner,
Qu'elle venait pour les
stars,
Et m'empêcher de
l'imaginer
Dans mes bras plus tard,
Depuis tout le temps
que j'en tremble,
Ce soir quand même
j'ai compris,
Faut pas dire à
qui je ressemble,
Faut dire qui je suis.
Oh Rosie, tout est blanc,
Tes yeux m'éclairent,
De t'avoir eu un instant,
J'étais tellement
fier,
Tout ce qu'il me reste
à présent,
L'envie de tout foutre
en l'air,
Et de recommencer la
nuit...
Recommencer la nuit...
Recommencer la nuit...
Rosie...Rosie...Rosie...Rosie...Rosie...
Sarbacane
On croyait savoir tout
sur l'amour
Depuis toujours,
Nos corps par cœur et
nos cœurs au chaud
Dans le velours,
Et puis te voilà
bout de femme,
Comme soufflée
d'une sarbacane.
La ciel a même
un autre éclat
Depuis toi
Les hommes poursuivent
ce temps
Qui court depuis toujours,
Voilà que t'arrives
Et que tout s'éclaire
sur mon parcours,
Pendue à mon cou
comme une liane,
Comme le roseau de la
sarbacane.
Le ciel s'est ouvert
par endroits,
Depuis toi
Pas besoin de phrases
ni de longs discours,
Ça change tout
dedans, ça change tout autour.
Finis les matins paupières
en panne,
Lourdes comme les bouteilles
de butane,
J'ai presque plus ma
tête à moi,
Depuis toi
Pas besoin de faire de
trop longs discours,
Ça change tout
dedans, ça change tout autour,
Pourvu que jamais tu
ne t'éloignes,
Plus loin qu'un jet de
sarbacane,
J'ai presque plus ma
tête à moi,
Depuis toi
Alors te voilà
bout de femme,
Comme soufflée
d'une sarbacane.
Le ciel s'est ouvert
par endroits,
Depuis toi.
Oh depuis toi...
Octobre
Le vent fera craquer
les branches
La brume viendra dans
sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les
cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à
peine
Nos corps se cacheront
sous des bouts de laine
Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer
blanc
Quelques vases vides
et qui traînent
Et des nuages pris aux
antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre
nous prenne
On ira tout en haut des
collines
Regarder tout ce qu'Octobre
illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour
deux
Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés
sur des bancs
Il y aura quelques hommes
qui se souviennent
Et des nuages pris aux
antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre
nous prenne
Et sans doute on verra
apparaître
Quelques dessins sur
la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du
nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du
nord
Octobre restera peut-être.
Hors-Saison
C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous
descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à
fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison
La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres
perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison
Le vent transperce
Ces trop longues avenues
Quelqu'un cherche une
adresse inconnue
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison
Une ville se fâne
Dans les brouillards
salés
La colère océane
est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de
fumée
Personne ne s'éloigne
du quai
On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins,
les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux
lettres nos prénoms dessus
Ou bien peut-être
un jour
Les gens reviendront
On doit être hors-saison
La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide "où
es-tu ?"
Tout mon courrier déborde
Au seuil de ton pavillon
On doit être hors-saison...
Une ville se fâne
Dans les brouillards
salés
La colère océane
est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de
fumée
Personne ne s'éloigne
du quai
Petite Sirène
Pleure pas petite sirène,
La ville dort encore,
Ton histoire commence
à peine.
Pleure pas petite sirène,
Le jour attend dehors,
Dans les brumes des fontaines.
Ce matin est si clair,
Ce silence est si doux,
Des paroles d'hommes
flottent dans l'air,
Tout le monde a rendez-vous.
La nuit est passée
toute entière,
Creusée sur nos
joues.
Tu déchires tout
d'un trait de lumière,
Et c'est la vie tout
à coup...
La vie tout à
coup.
Pleure pas petite sirène,
La ville dort encore,
Ton histoire commence
à peine.
Pleure pas petite sirène,
Le jour attend dehors,
Dans les brumes des fontaines.
Ça se voit que
tu viens de chez les anges
T'es belle comme tout.
Ça se voit que
nos manières te dérangent,
Et ces lumières
partout.
Tout ces fantômes
qui te touchent,
Ces mains qui te secouent,
Cette bouffée
d'air froid dans ta bouche
C'est la vie tout à
coup...
La vie tout à
coup.
Pleure pas petite sirène,
La ville dort encore,
Ton histoire commence
à peine.
Pleure pas petite sirène,
Le jour attend dehors,
Dans les brumes des fontaines.
Voilà que tu viens
comme une reine,
Juste à la pointe
du jour,
Avec dans son écho
de porcelaine,
Ton appel au secours.
Comme un signal pour
que s'égraine,
Ce temps qui s'enfuit
à son tour,
D'abord les heures, les
jours, les semaines,
Et puis les années
d'amour...
Les années d'amour.
Pleure pas petite sirène,
La ville dort encore,
Ton histoire commence
à peine.
Pleure pas petite sirène,
Le jour attend dehors,
Dans les brumes des fontaines.
Pleure pas petite sirène...
Pleure pas petite sirène,
Le jour attend dehors,
Dans les brumes des fontaines. |
Francis
Cabrel African tour Lyrics
Déjà nos
villages s'éloignent
Quelques fantômes
m'accompagnent
Y'aura des déserts,
des montagnes
A traverser jusqu'à
l'Espagne
Et après... Inch'allah
On a de mauvaises chaussures
L'argent cousu dans nos
doublures
Les passeurs doivent
nous attendre
Le peu qu'on a ils vont
le prendre
Et après...
Est-ce que l'Europe est
bien gardée ?
Je n'en sais rien
Est-ce que les douaniers
sont armés ?
On verra bien
Si on me dit, c'est chacun
chez soi
Moi je veux bien, sauf
que chez moi
Sauf que chez moi y'a
rien
Pas de salon, pas de cuisine
Les enfants mâchent
des racines
Tout juste un carré
de poussière
Un matelas jeté
par terre
Au dessus... Inch'allah
Vous vous imaginez peut-être
Que j'ai fait tous ces
kilomètres
Tout cet espoir, tout
ce courage
Pour m'arrêter
contre un grillage
Est-ce que l'Europe est
bien gardée ?
Je n'en sais rien
Est-ce que les douaniers
vont tirer ?
On verra bien
Si on me dit, c'est chacun
chez soi
Moi je veux bien, sauf
que chez moi
Sauf que chez moi y'a
rien
Je n'en sais rien
On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi...
La moitié d'un
échafaudage
J'en demande pas davantage
Un rien, une parole,
un geste
Donnez-moi tout ce qu'il
vous reste
Et après...
Je n'en sais rien
On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi...
Déjà nos
villages s'éloignent...
Bonne Nouvelle
Deux ou trois anges autour
Toujours en sentinelles
Des papillons aux ailes
lourdes
De cannelle
Y'a pas de raison que
ce soit confidentiel
Chaque fois que je te
vois, que je t'appelle
La vie me donne ce que
j'attends
d'elle
Dans chaque bar, chaque
coin de rue
Chaque chapelle
Tout le monde voit bien
que sans toi
Je dérive au diesel
Toi t'as les clefs de
tout, de la Tour Eiffel
C'est de là-haut
que tu colores l'arc-en-ciel
C'est pour ça
que je t'appelle "Bonne nouvelle"
J'entends les cuivres,
les cordes, les cors
Les violoncelles
Je vois le monde loin,
loin
Sous mes échelles
La nature a beau faire
le lait, le miel
Le grand, l'inestimable,
l'Essentiel
C'est toujours mieux
sous ton ombrelle
Bonne nouvelle
Je me battais comme tout
le monde
Pour quitter mes ombres
profondes
Des tunnels
Dans la grande course
d'obstacles
Je t'attendais comme
un miracle
Un Noël
Il est venu mon jour
de chance
Ni en retard, ni en avance
Ponctuel
Quand t'as allumé
ton sourire
J'ai pu enfin m'entendre
dire
La vie me donne ce que
j'attends d'elle
Comme ça ce serait
donc moi le gars aux yeux
Pleins d'étincelles
Celui qui connaît
toutes tes couleurs de rimmel
À chaque fois
que nos doigts s'entremêlent
Est-ce que tu sens les
nuages à tes semelles
Et si c'était
éternel ...
Dans quelque temps, dans
quelques tours
De carrousel
Quand je t'écrirai
des mots d'amour
Poivre et sel
Y'a pas de raison que
ce soit confidentiel
Je dirai comme à
chaque fois que je t'appelle
La vie me donne ce que
j'attends d'elle
La vie me donne ce que
j'attends d'elle ...
Je me battais comme tout
le monde ...
Qu'Est-Ce Que T'En Dis
Nos pas dans les mêmes
empreintes
Vers les mêmes
lendemains
Nos habits sur les mêmes
cintres
Qu'est-ce que t'en dis
?
Nos couverts sur la même
table
Nos corps dans le même
bain
Nos châteaux dans
le même sable
Qu'est-ce que t'en dis
?
Deux âmes jumelles,
parallèles, assorties
Ça peut paraître
sommaire ou banal
Oh, l'ordinaire parcours
Et si c'était
au contraire au final...
Nos héros sur
la même estrade
Nos laisses sur le même
chien
Nos portraits dans le
même cadre
Qu'est-ce que t'en dis
?
Nos impers derrière
la même porte
Et de qui aurions-nous
besoin ?
Chacun dans la chaleur
de l'autre
Qu'est-ce que t'en dis
?
Deux coeurs ordinaires,
locataires, à crédit
Ça peut paraître
sommaire ou banal
Oh, l'ordinaire parcours
Et si c'était
au contraire au final
De l'amour
Dans nos passés
tout cabossés
Dans nos petits coeurs
d'occase
Lorsque se seront effacées
les ardoises
On pourra s'offrir un
répit
Un tapis de laine épaisse
Et en dessous ensemble
enfouir
Nos éternelles
promesses
Qu'est-ce que t'en dis
?
Et quand le monde devra
disparaître
Vendu, fendu, mal en
point
On nous aura oubliés
peut-être
Qu'est-ce que t'en dis
?
Alors, nos pas dans les
mêmes empreintes
Vers les mêmes
lendemains
Nos habits sur les mêmes
cintres
Qu'est-ce que t'en dis
?
Deux âmes jumelles,
parallèles, assorties
Ça peut paraître
sommaire ou banal
Oh, l'ordinaire parcours
Et si c'était
au contraire au final
De l'amour
Qu'est-ce que t'en dis
?
Qu'est-ce que t'en dis
de l'amour ?
Qu'est-ce que t'en dis
?
Elles Nous Regardent
Nous, tout petits déjà
durs
Tout dans nos musculatures
Et toutes ces bagarres
qu'il nous tarde
Elles, belles, elles
nous regardent
Nous, ravis qu'on nous
admire
Nous, nos salaires, nos
sourires
Et tous ces défauts
que l'on farde
Nous, nos trophées,
nos armures
Nos mains en dessous
des voitures
Et tous ces bars qui
nous retardent
Elles, belles, elles
nous regardent
Nous, nos envies et nos
hormones
Nous, nos treillis verts
et jaunes
Nous, devant quand ça
bombarde
Saura-t-on jamais ce
qu'elles pensent
D'en haut de leurs belles
patiences
Est-ce qu'elles nous
prennent pour ce qu'on est
Des benêts...
Abonnés aux bonnes
manières comme
Les anniversaires fantômes
Des lointains, des touristes
Inconnus chez le fleuriste
Nous, les bobos qui chagrinent
Nous, nos corps à
la médecine
Pour une piqûre,
une écharde
Elles, belles, elles
nous regardent
Mais nous, jamais dans
les cuisines
Nous, confondre vaisselle
fine
Avec les verres à
moutarde
Saura-t-on jamais ce
qu'elles pensent
D'en haut de leurs belles
patiences
Est-ce qu'elles nous
prennent pour ce qu'on est
Des benêts...
Abonnés aux bonnes
manières comme
Se garer sur les géraniums
Des lointains, des touristes
Inconnus chez le fleuriste
Nous, perdus dans ce
mystère
Et puis sans elles, comment
faire
Alors...
Toute notre vie on bavarde
D'elles, belles, qui
nous regardent
Toute notre vie on bavarde,
on bavarde
D'elles, belles, qui
nous regardent
Je Pense Encore A Toi
Je suis entré
dans l'église
Et je n'y ai vu personne
Que le regard éteint
du plâtre des statues
Je connais un endroit
où il n'y a rien au-dessus
Je pense encore à
toi.
J'aurais dû me
méfier des vents qui tourbillonnent
De ces pierres qui taillent
cachées sous l'eau qui dort
De ces bouts de ruisseaux
qui deviennent des ports
Je pense encore à
toi.
On m'avait dit que tout
s'efface
Heureusement que le temps
passe
J'aurai appris qu'il
faut longtemps
Mais le temps passe,
heureusement, heureusement.
J'ai croisé le
mendiant qui a perdu sa route
Dans mon manteau de pluie
je lui ressemble un peu
Et puis j'ai ton image
plantée dans les yeux
Je pense encore à
toi.
Encore Et Encore
D'abord vos corps qui
se séparent
T'es seule dans la lumière
des phares
T'entends à chaque
fois que tu respires
Comme un bout de tissu
qui se déchire
Et ça continue
encore et encore
C'est que le début
d'accord, d'accord...
L'instant d'après
le vent se déchaîne
Les heures s'allongent
comme des semaines
Tu te retrouves seule
assise par terre
À bondir à
chaque bruit de portière
Et ça continue
encore et encore
C'est que le début
d'accord, d'accord...
Quelque chose vient de
tomber
Sur les lames de ton
plancher
C'est toujours le même
film qui passe
T'es toute seule au fond
de l'espace
T'as personne devant...
La même nuit que
la nuit d'avant
Les mêmes endroits
deux fois trop grands
T'avances comme dans
des couloirs
Tu t'arranges pour éviter
les miroirs
Mais ça continue
encore et encore
C'est que le début
d'accord, d'accord...
Quelque chose vient de
tomber
Sur les lames de ton
plancher
C'est toujours le même
film qui passe
T'es toute seule au fond
de l'espace
T'as personne devant...personne...
Faudrait que t'arrives
à en parler au passé
Faudrait que t'arrives
à ne plus penser à ça
Faudrait que tu l'oublies
à longueur de journée
Dis-toi qu'il est de
l'autre côté du pôle
Dis-toi surtout qu'il
ne reviendra pas
Et ça te fait
marrer les oiseaux qui s'envolent
Les oiseaux qui s'envolent
Les oiseaux qui s'envolent
Tu comptes les chances
qu'il te reste
Un peu de son parfum
sur ta veste
Tu avais dû confondre
les lumières
D'une étoile et
d'un réverbère
Mais ça continue
encore et encore
C'est que le début
d'accord, d'accord...
Y a des couples qui se
défont
Sur les lames de ton
plafond
C'est toujours le même
film qui passe
T'es toute seule au fond
de l'espace
T'as personne devant...personne
Quelque chose vient de
tomber
Sur les lames de ton
plancher
C'est toujours le même
film qui passe
T'es toute seule au fond
de l'espace
T'as personne devant...personne...
Y a des couples qui se
défont
C'est toujours le même
film qui passe
Le même film qui
passe |