| l'Hymne
à l'Amour
Le ciel bleu sur nous
peut s'effondrer
Et la terre peut bien
s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra
mes matins
Tant que mon corps frémira
sous tes mains
Peu m'importe les problèmes
Mon amour puisque tu
m'aimes
J'irais jusqu'au bout
du monde
Je me ferais teindre
en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher
la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de
moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais
Si un jour la vie t'arrache
à moi
Si tu meurs que tu sois
loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous
l'éternité
Dans le bleu de toute
l'immensité
Dans le ciel plus de
problèmes
Mon amour crois-tu qu'on
s'aime
Dieu réunit ceux
qui s'aiment
La vie en rose
Des yeux qui font baisser
les miens
Un rire qui se perd sur
sa bouche
Voilà le portrait
sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens
[Refrain]
Quand il me prend dans
ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les
jours,
Et ça me fait
quelque chose
Il est entré dans
mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la
vie
Il me l'a dit, l'a juré
Pour la vie.
Et dès que je
l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon cour qui bat.
Des nuits d'amour à
plus finir
Un grand bonheur qui
prend sa place
Des ennuis, des chagrins
s'effacent
Heureuse à en
mourir
[Refrain]
[Nota: variante pour le
dernier couplet:]
Des nuits d'amour à
en mourir
Un grand bonheur qui
prend sa place
Les ennuis, les chagrins
s'effacent
Heureux, heureux pour
mon plaisir
Milord
Allez venez! Milord
Vous asseoir à
ma table
Il fait si froid dehors
Ici, c'est confortable
Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur
Et vos pieds sur une
chaise
Je vous connais, Milord
Vous ne m'avez jamais
vue
Je ne suis qu'une fille
du port
Une ombre de la rue...
Pourtant, je vous ai frôlé
Quand vous passiez hier
Vous n'étiez pas
peu fier
Dame! le ciel vous comblait
Votre foulard de soie
Flottant sur vos épaules
Vous aviez le beau rôle
On aurait dit le roi
Vous marchiez en vainqueur
Au bras d'une demoiselle
Mon Dieu! qu'elle était
belle
J'en ai froid dans le
cœur...
Allez venez! Milord
Vous asseoir à
ma table
Il fait si froid dehors
Ici, c'est confortable
Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises
Vos peines sur mon cœur
Et vos pieds sur une
chaise
Je vous connais, Milord
Vous ne m'avez jamais
vue
Je ne suis qu'une fille
du port
Une ombre de la rue...
Dire qu'il suffit parfois
Qu'il y ait un navire
Pour que tout se déchire
Quand le navire s'en
va
Il emmenait avec lui
La douce aux yeux si
tendres
Qui n'a pas su comprendre
Qu'elle brisait votre
vie
L'amour, ça fait
pleurer
Comme quoi l'existence
Ça vous donne
toutes les chances
Pour les reprendre après...
Allez venez ! Milord
Vous avez l'air d'un
môme
Laissez-vous faire, Milord
Venez dans mon royaume
Je soigne les remords
Je chante la romance
Je chante les milords
Qui n'ont pas eu de chance
Regardez-moi, Milord
Vous ne m'avez jamais
vue...
Mais vous pleurez, Milord
Ça, j' l'aurais
jamais cru.
Parlé:
Eh! bien voyons, Milord
Souriez-moi, Milord
Mieux que ça,
un p'tit effort...
Voilà, c'est ça!
Allez riez! Milord
Allez chantez! Milord
Ta da da da...
Mais oui, dansez, Milord
Ta da da da...
Bravo! Milord...
Encore, Milord...
Ta da da da...
|
La
Foule
Je revois la ville en
fête et en délire
Suffoquant sous le soleil
et sous la joie
Et j'entends dans la
musique les cris, les rires
Qui éclatent et
rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens
qui me bousculent
Étourdie, désemparée,
je reste là
Quand soudain, je me
retourne, il se recule,
Et la foule vient me
jeter entre ses bras...
Emportés par la
foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés
l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un
seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés
l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés
et heureux.
Entraînés
par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent
soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés
s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés
et heureux...
Et la joie éclaboussée
par son sourire
Me transperce et rejaillit
au fond de moi
Mais soudain je pousse
un cri parmi les rires
Quand la foule vient
l'arracher d'entre mes bras...
Emportés par la
foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un
de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans
les rires des autres
Et je crie de douleur,
de fureur et de rage
Et je pleure...
Entraînée
par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée
au loin
Et je crispe mes poings,
maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait
donné
Et que je n'ai jamais
retrouvé...
Les amants de Saint-Jean
Je ne sais pourquoi j'allais
danser
A Saint-Jean au musette,
Mais quand un gars m'a
pris un baiser,
J'ai frissonné,
j'étais chipée
Comment ne pas perdre
la tête,
Serrée par des
bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec
les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus
beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.
Sans plus réfléchir,
je lui donnais
Le meilleur de mon être
Beau parleur chaque fois
qu'il mentait,
Je le savais, mais je
l'aimais.
Mais hélas, à
Saint-Jean comme ailleurs
Un serment n'est qu'un
leurre
J'étais folle
de croire au bonheur,
Et de vouloir garder
son cœur.
Comment ne pas perdre
la tête,
Serrée par des
bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec
les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant
de Saint-Jean,
Il ne m'aime plus
C'est du passé
N'en parlons plus.
Non, je ne regrette rien
Non! Rien de rien ...
Non ! Je ne regrette
rien
Ni le bien qu'on m'a
fait
Ni le mal tout ça
m'est bien égal !
Non ! Rien de rien ...
Non ! Je ne regrette
rien...
C'est payé, balayé,
oublié
Je me fous du passé!
Avec mes souvenirs
J'ai allumé le
feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n'ai plus besoin d'eux
!
Balayés les amours
Et tous leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro
...
Non ! Rien de rien ...
Non ! Je ne regrette
nen ...
Ni le bien, qu'on m'a
fait
Ni le mal, tout ça
m'est bien égal !
Non ! Rien de rien ...
Non ! Je ne regrette
rien ...
Car ma vie, car mes joies
Aujourd'hui, ça
commence avec toi ! |