Fabien
Martin - Toute Une Vie
C'est l'histoire de toute
une vie
la traverser sans faire
de bruits
ou bien en mille éclats
de rêve
On voudrait bien prendre
le large
on voudrait bien fendre
les barges
on attend que le vent se
lève
Entendre de belles paroles
pas seulement le cours du
pétrole
nos vies valent bien plus
que ça
Et comme on est là
pour longtemps
faudrait nous parler gentiment
on ne va pas marcher au
pas
Les propos sont un peu naïfs
mais qui n'a pas besoin
de ça ?
il faut pas se laisser briser
Qui nous emmènera
là-bas ?
allez tout le monde est
prêt on y va
ici plus rien n'est balisé
Regarde regarde ce qu'on
devient
on est tous des Américains
hein hein ! et l'on sent
bien que l'on s'enlise
C'est pas vraiment qu'on
s'en fout
mais on n'y comprend plus
rien du tout
et c'est nos âmes
qu'on délocalise
C'est la tempête dans
nos poitrines
il y a tant de choses en
vitrines
grand amour et petites misères
Il y a du monde sur la Terre
au grand bal des solitaires
qui cherche l'âme
soeur ou le frère
Pa Palalala Palalala Palala
Fabien Martin
- Paris Gangster
Dans le Paris gangster
Des années trente
Molina Ballester
Pour ceux qu’aiment pas
les morts lentes
Les autres on les emmène
Impunément
Faire une p’tite baignade
dans la Seine
Les deux pieds dans l’ciment
Le soir au Balajo
La vie va comme elle java
Demande à Jo Privat
Pour toutes les histoires
de barjo
Qu’il a dans la tête
Et connaît sur le
bout des doigts
En plus de la java
Et de la valse musette
Y’a plus de cow-boys à
Paname
Y’a plus que des pirates
sur le Net
Et Paname a vendu son âme
A des proxénètes
pas honnêtes
Et je l’regrette, je l’regrette
C’est la fin d’une époque
Et j’suis plus dans les
startings-blocs
Oh ! je sais que j’suis pas
un héros, hein !
J’ai jamais tué d’flics
J’suis pas l’ennemi public
Numéro un
Mais au moins j’fais c’que
j’veux de ma vie
J’te demande même
pas ton avis
Du moment qu’ jamais j’perds
Le respect de ma grand-mère
J’suis pas non plus un enfant
d’choeur
J’ai toujours menti sur
l’honneur
Et dans ma camionette
Y’ a un Picasso presque
sec
Les bancs de l’école
C’était pour les
cols blancs délinquants
Moi celui qu’ j’ai usé
C’est le banc des accusés
Y’a plus de cow-boys à
Paname
Y’a plus que des pirates
sur le Net
Et Paname a vendu son âme
A des proxénètes
pas honnêtes
Et je l’regrette, je l’regrette
C’est la fin d’une époque
Et j’suis plus dans les
startings-blocs
Je ne fais pas dans l’ellipse
Mais il faut que tu t’ecl-
Ipses si tu veux pas qu’on
te choppe
Dans le hold-up du siècle
Tu vas pas le nier
Avec ou sans récidive
Les pensées d’un
prisonnier
Souvent sont évasives
On dit « balles perdues
»
Enfin pas pour tout le monde
En bas de la rue
Y’en a toujours un qui tombe
Quand on s’balançait
dans la foule
C’était celle de
Piaf
Pas la « sentimentale
»
Celle qui s’affale devant
le PAF
Y’a plus de cow-boys à
Paname
Y’a plus que des pirates
sur le Net
Et Paname a vendu son âme
A des proxénètes
pas honnêtes
Et je l’regrette, je l’regrette
C’est la fin d’une époque
Et j’suis plus dans les
startings-blocs
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