| La
Rose Et Le Réséda
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
prisonnière des soldats
lequel montait à
l’échelle
Et lequel guettait en bas
Qu’importe comment s’appelle
Cette clarté sur
leur pas
Que l’un fût de la
chapelle
Et l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient
fidèles
Des lèvres du coeur
des bras
Et tous les deux disaient
qu’elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont
sous la grèle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses
querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle
la sentinelle tira
Par deux fois et l’un chancelle
L’autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celuiqui n’y croyait pas
Ils sont en prison lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre
gèle
lequel préfère
les rats Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Nos sanglots font un seul
glas
Et quand vient l’aube cruelle
Passent de vie à
trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Répétant le
nom de celle
Qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même
éc lat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Il coule il coule et se
mêle
A la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison
nouvelle
mûrisse un raisin
muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
L’un court et l’autre a
des ailes
De Bretagne ou du Jura
et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dîtes flûte
où vilonocelle
Le doubla amour qui brûla
l’alouette et l’hirondelle
la rose et le réséda.
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La
Bête
Les prendre de court
Les mettre K.O.
Les rendre caducs
Les affreux discours
Des s’meurs de chaos
Qui cherchent des poux
Dans la têt’ de turc
Que sont ceux dont l’tort
Aux yeux de ces fous
Est de n’avoir pas
Le teint réglementaire
Et qu’on veut fout’dehors
Ce d’ailleurs à quoi
Tranquillement s’affaire
Déjà monsieur
Pasqua
La politique en toc
Lui servant d’piédestal
Le nationalisme
Vocifère et s’installe
Et perché comme un
coq
Sur le dos du fascisme
La bête aux abois
Rêv’de mettre bas
De faire des petits
Et propos’la botte
A la vox populi
En mal de despote
Dans les démocraties
prêtes à se
découdre
où la bêt’est
là sur la brêch’
A qu’il ne manqu’plus qu’la
mèch’
Pour mett’le feux aux poudres
La bête immonde qui
monte qui monte
Qui monte, qui monte, qui
monte.....
A l’échelle de la
honta
Où grimp’de sombres
cons
Au front si étroit
Et tell’ment national
Qu’un peu plus de plomb
Dans le petit pois
Ne leur ferait pas d’mal
Dans c’t’époque amnésique’
Où certains hystériqu’
Sont encore là qui
parlent
De solution finale
Où Adolphe Butogaz
Et ses affreux brûleurs
Repoint’ ses idées
nases
Et fait des führers
De tous les gens marris
Aigris et sectaires
L’esprit à réaction
Qui font machine arrière
Et qu’on pas ‘cor compris
Que nous habitons tous le
même pays
Et qu’il s’appelle la terre.
Les Parkings
par où comment par
qui
commencent les parkings
de la morale à qui
profite le prix ?
du silence de l’or
dans les coffres qui dort
l’argent est inodore
mais qu’est-ce qui sent
si fort ?
malins marchands de schnouf
grands kings de l’esbrouffe
les agents blanchissants
de poudre helvétique
sur des mat’las d’argent
s’envolent c’est magique
troupes gouvernementales
gouvernant le mental
la télé vide
ceux
qui vivent par ses yeux
dealers de poudre aux yeux
laveurs de cerveaux
le monde est propre et beau
certifié conforme
qu’on forme faut pas s'y
fier
pour entrer dans la norme
pourquoi comment pour qui
marchent à 4 pattes
les moutons les zombies
tous ceux que l'audimate
?
par où comment par
qui
commencent les parkings
de la morale à qui
profite le cri ?
étouffé à
l’asile
des ils ou des elles
morale imbécile
leur a coupé les
ailes
chimique camisole
silence occipital
la folie a ses taules
dans le désert mental
y pensez-vous aux fous
ceux qu’on n'enferme pas
et qui font de vous
des pions des soldats
les mêmes qui parfois
mett’en boîte les
lois
qui parquent les pakis
matent les insoumis
et viennent à 20
heures
dire la main sur le coeur
"si t'as l'mal du pays
bienvenue dans nos charters"
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