La
lettre
Ecris-moi une lettre
de rupture
En m'expliquant toutes
les raisons
Qui t'ont fait t'évanouir
dans la nature
Qui m'font mélanger
toutes les saisons
Choisis bien tes mots,
choisis les justes
Comme un artisan prend
Son temps quand il ajuste
Ecris-moi une lettre
de rupture
Envois-moi seulement
le brouillon
Promis j'vais rien chercher
dans tes ratures
Ecris-moi une lettre
au crayon
Ecris-moi comme on écrit
la musique
Sacrifies-moi aux dieux
Des amours amnésiques
{Refrain:}
Même si partir
quand l'autre reste
Ça fait du mal
aux sentiments
Ça peut quand
même faire un beau geste
Sauf si bien sûr
l'un des deux ment
Ecris-moi une lettre
de rupture
Comme quand on s'laissait
des mots à la maison
Je noterai pas les fautes
d'écriture
J'verrai pas les fautes
de liaisons
Et j'irai bien les chercher
moi-même
Si j'n'étais pas
si sûre
Pas si sûre que
je t'aime
{au Refrain}
Pour nous toujours, pour
nous peut-être
Comme laisser mes illusions
Quand tu me l'écrieras
cette lettre
Ne signes pas ou d'un
faux nom
{au Refrain}
Ecris-moi une lettre
de rupture
En m'expliquant toutes
les raisons
Qui t'ont fait t'évanouir…
Si tu n'as pas d'amour
Tu peux trouver tous
les trésors de guerre
Tu peux louer tous les
châteaux du monde
Tu peux avoir tout l’argent
de la terre
Et même les oeufs
que les poules d’or pondent
Mais tu n’as rien qui
me fera voter pour
Si tu n’as pas d’amour
Tu peux avoir des yeux
comme des grands phares
La peau bronzée
comme le sable en été
Un humour à l’épreuve
des cafards
Ou le sourire d’une star
de ciné
Mais tu n’as rien qui
me fera voter pour
Si tu n’as pas d’amour
Si tu n’as pas d’amour,
Tu ne me feras jamais,
jamais, jamais voter pour
Arrête de faire
le sourd,
T’es lourd, trop lourd
Tu peux briller dans
les milieux d’affaires
Etre fidèle ou
tireur d’élite
Me réciter par
coeur le dictionnaire
Etre le plus fort au
Trivial Pursuit
Mais tu n’as rien qui
me fera voter pour
Si tu n’as pas d’amour
Si tu n’as pas d’amour,
Tu ne me feras jamais,
jamais, jamais voter pour
Arrête de faire
le sourd,
T’es lourd, trop lourd
Tu peux aller chez les
plus grands couturiers
Te parfumer aux essences
les plus rares
Avoir la démarche
d’un top model branché
Changer de lunettes pour
mieux changer de regard
Mais tu n’as rien qui
me fera voter pour
Si tu n’as pas d’amour
Si tu n’as pas d’amour,
Tu ne me feras jamais,
jamais, jamais voter pour
Arrête de faire
le sourd,
T’es lourd, trop lourd
Les Homericains (duo
avec Melissa Mars)
Des hommes,
Quand ils dansent comme
personne
Quand ils chantent, que
ça sonne
D’Astaire à Morrisson
Des ricains,
Quand ils jettent du
bon vin
On leur foutrait des
pains
Là, c’est plus
nos copains
Tout comme nous,
Ils font le mal
Tout comme nous,
Ils font le bien
Comme on peut être
animal
On peut aussi être
humain
Etre homéricains
Des hommes,
Quand Michael Moore cogne
Sur un système
“qui Bush” on
De Kaboul à Enron
Des ricains,
Quand se dressent les
faux seins
Les fast-foods à
chaque coin
Fausse viande dans les
mains
Tout comme nous,
Ils font le mal
Tout comme nous,
Ils font le bien
Comme on peut être
animal
On peut aussi être
humain
Etre homéricains
Des hommes,
Quand la leçon
qu’ils donnent
Est d’être comme
un seul homme
Au pied des tours fantômes
Des ricains,
Quand au nom du divin
Ils sirotent leur voisin
Pour pouvoir faire le
plein
Tout comme nous,
Ils font le mal
Tout comme nous,
Ils font le bien
Comme on peut être
animal
On peut aussi être
humain
Tout comme nous,
Ils sont des hommes
Nous sommes aussi des
ricains
Jamais la foi n’abandonne
Les hommes, les homéricains…
Le tour du monde
1, 2, peut-on compter
jusqu’à 2 ?
Toi et moi, qui n’étions
pas
Arrivés jusque-là
C’est sûr, pour
guérir de nos blessures
Faut plus de 80 jours
Pour en refaire le tour
Je ferai le tour du monde
My love, lovée
dans tes bras
Je partirai à
la seconde
Sans passeport mais pas
sans toi
Je crois que le soleil
se lèvera
Si tu t’endors dans mes
bras
On ne vieillira pas
Allez, tu m’as promis
d’embarquer
On voyagera léger
Sans le poids du passé
Je ferai le tour du monde
My love, lovée
dans tes bras
Je partirai à
la seconde
Sans passeport mais pas
sans toi
1, 2, peut-on compter
jusqu’à 2 ?
Toi et moi, qui n’étions
pas
Arrivés jusque-là
1, 2, peut-on compter
jusqu’à 2 ?
Un peu plus tard on verra
Si l’on peut être
trois
Je ferai le tour du monde
My love, lovée
dans tes bras
Je partirai à
la seconde
Sans passeport mais pas
sans toi
Je me souviens
Des fleurs de lys blanches
sous un ciel bleu de cristal
Des balades sous une
neige en forme d’étoile
Des érables aux
couleurs d’une passion fatale
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens
Les odeurs d’une forêt
qu’un beau lac dévoile
Les reflets d’un grand
feu sur nos visages pâles
Une lumière intense
par des nuits boréales
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens
J’aime tes poèmes,
ton coeur, ta liberté
Tu es la seule terre
où
Mon âme s’est posée
Un accent dont personne
ne connaît les secrets
Un français qui
s’élance dans des mots oubliés
Une manière inimitable
de chanter
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens
J’aime tes blasphèmes,
ta foi, ta dignité
Tu es comme une île
Que l’on ne peut pas
quitter
J’aime tes poèmes,
ton coeur, ta liberté
Tu es comme une île
Que l’on ne veut pas
quitter
Des paysages qui mélangent
au plus que parfait
Des dessins que la nature
ne refait jamais
L’impression d’être
entrée au jardin de la paix
Je n’oublie rien de rien
Et je reviens |
I
Will Love Again
Did I ever tell you how
you live in me
Every waking moment,
even in my dreams
And if all this talk
is crazy
And you don't know what
I mean
Does it really matter
Just as long as I believe
[Chorus:]
I will love again
Though my heart is breaking,
I will
love again
Stronger than before
I will love again
Even if it takes a lifetime
to get over you
Heaven only knows, I
will love again
People never tell you
The way they truly feel
I would die for you gladly
If I knew it was for
real
So if all this talk sounds
crazy
And the words don't come
out right
Does it really matter
If it gets me through
this night
[Chorus]
If I'm true to myself,
nobody else can take the place of you
But I've got to move
on, tell me what else can I do
[Chorus]
I will love again
One day I know, I will
love again
You can't stop me from
loving again, breathing again
Feeling again
I know, one day, I'll
love again
Un Ave Maria
Avant même que
l'on ne soit vie, on est pris
Dans un nid de chair
et de tendresse
Une étreinte infinie
qui nous lie
Nous délivre une
sagesse
Tout déjà
est acquis
Mais pour qui dès
ce cri
Trahissons-nous le geste
d'amour qui unit
Désunit et nourrit
les regrets
Un Ave Maria dont l'enfant
ne serait pas
Une statuette, une prière
sans foi
Mais une lettre offerte
A ceux qui n'écrivent
pas
Pour que les mots résonnent
enfin
Comme un Ave Maria
A voux, à nous,
à ceux qui
Trouveront une paix,
une terre, une harmonie
Une infinie raison, sans
raison d'être, sans être honni
Et ceux qui "mal y pense",
qu'ils le pensent
À bientôt,
mais dans une autre vie
Dans celle-ci qu'on se
donne
Une chance de tout recommencer
Un Ave Maria dont l'enfant
ne serait pas
Une statuette, une prière
sans foi
Mais une lettre offerte
A ceux qui n'écrivent
pas
Pour que les mots résonnent
enfin
Comme un Ave Maria
Un Ave Maria
Pour ceux qui ne prient
pas
Pour que la musique soit
à nouveau la voix
D'un aveu impudique pour
ceux qui ne croient pas
Pour tous ceux qui méritent
enfin
Un Ave Maria
Il ne manquait que toi
Un collier d’oranges
amères
Une étole de verre
Une réponse sans
prière
Une étoile de
terre
Et dans ce sourire étrange
Le visage d’un ange qui
me rappelle qu’ici-bas
Il ne manquait que toi
Pour que le combat ne
se livre pas
Je rends les larmes
Toutes celles qu’on ne
choisit pas
Je te donne mon âme
Si tu ne la prends pas
Le souffle d’une eau
qui chante
Une odeur de menthe
La douceur d’une course
lente
La dernière attente
Dessine-moi un mystère
Que rien ne peut défaire
Qui me rappelle qu’ici-bas
Il ne manquait que toi
Pour que le combat
Ne se livre pas
Je rends les larmes
Toutes celles qu’on ne
choisit pas
Je te donne mon âme
Si tu ne la prends pas
A force de se réfléchir
dans un miroir de souvenirs
J’en oublie que mon avenir
est presque là
Il ne manquait que toi
Pour que le combat
Ne se livre pas
Je prends les larmes
Toutes celles qu’on pleure
de joie
Maintenant que mon âme
Se souvient de toi
Il ne manquait que toi
Rien qu'une seule larme
Même si de toi,
je n’ai plus qu’un ami
Même si je m’endors
dans des draps sans nuit
Même si je te sens
tout prêt
Des bons moments du passé
Je veux rester seule
Même si le temps
se pose sur mes doutes
En cherchant à
me faire changer de route
Puisque l’amour lui,
n’est plus
Que promesses mal tenues
Je veux rester seule
à côté de moi
Plus une seule larme
Pour me battre contre
toi
Plus une seule larme
Pour pleurer quand tu
n’es pas là
Tu ne verras dans mes
yeux
Qu’un feu qu’il faut
craindre
Quand il n’y a plus de
larme pour l’éteindre
Je sais qu’il me faut
apprendre à compter jusqu’à un
Mais j’espère
un jour pouvoir compter sur quelqu’un
Qui me donnera l’envie
D’oublier que tu m’as
menti
Pour ne plus être
seule à côté de moi
Plus une seule larme
Pour me battre contre
toi
Plus une seule larme
Pour pleurer quand tu
n’es pas là
Tu ne verras dans mes
yeux
Qu’un feu qu’il faut
craindre
Quand il n’y a plus de
larme pour l’éteindre
Speranza
Elle descendait d’un
train du sud au nord
Elle n’avait jamais quitté
son île encore
La Sicile était
son rivage
Et la famille, son paysage
La mer et le volcan,
ses seuls trésors
Il l’attendait dans le
froid, seul sur le quai
Comme un ami, un frère,
pour l’escorter
Même s’il ne parlait
pas sa langue
Ils se comprenaient comme
on tremble
Quand on sait que le
destin vient de passer
C’est une belle histoire
Née d’un roman
rose et noir
Tout les sépare
Même le hasard
Ils regardaient la vie
comme un chemin
Où l’on ne se
perd qu’en se lâchant la main
Bien que les nuits aient
été plus froides
Que leurs chaleureuses
engueulades
Ce qui les unit éloignait
leur chagrin
C’est une belle histoire
Née d’un roman
rose et noir
Tout les sépare
Même le hasard
Ma plus belle histoire
Je suis née dans
leurs regards
Rempli d’espoir
Speranza
L'homme qui n'avait pas
de maison
Il ne portait qu’un grand
chapeau
Une canne et un long
manteau
Il s’endormait sur les
vieux bancs
Du parc où l’on
allait souvent
Il dessinait des arcs-en-ciel
Sur les pavés,
sous les gratte-ciels
Il se couchait près
d’un sac bizarre
Où il cachait
sa steel guitare
L’homme qui n’avait pas
de maison,
Nous racontait tout plein
d’histoires
S’il avait perdu la raison
Il n’avait pas perdu
la mémoire
L’homme qui n’avait pas
de maison,
Avait toujours un beau
sourire,
Un grand sourire qui
en dit long,
Quand ceux qui parlent
n’ont rien à dire
Il ne portait qu’un grand
chapeau
Une canne et un long
manteau
Il s’endormait sur les
vieux bancs
Du parc où l’on
allait souvent
Il dessinait des arcs-en-ciel
Sur les pavés,
sous les gratte-ciels
Il se couchait près
d’un sac bizarre
Où il cachait
sa steel guitare
L’homme qui n’avait pas
de maison,
Avait gravé sur
son visage
Les cruautés que
les saisons
Avaient laissées
sur leur passage
L’homme qui n’avait pas
de maison
Rangeait son coeur dans
une bouteille
Dont il tirait toute
l’affection
Qui lui manquait au réveil…
Il ne portait qu’un grand
chapeau
Une canne et un long
manteau
Il s’endormait sur les
vieux bancs
Du parc où l’on
allait souvent
Il dessinait des arcs-en-ciel
Sur les pavés,
sous les gratte-ciels
Il se couchait près
d’un sac bizarre
Où il cachait
sa steel guitare |