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Mannick  - Paroles / Lyrics

Je connais des bateaux
Tout au long de ton corps
Pour Antoine
Ai-je vraiment le mal de toi ?
Je connais des bateaux

Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues, jamais, ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu'ils en ont désappris comment se regarder,
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment surs de ne pas se quitter.

Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.

Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini
De s'épouser encore chaque jour de leur vie,
Et qui ne craignent pas, parfois, de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port
Labourés de partout mais plus graves et plus forts,
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d'amour
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants
Parce qu'ils ont le cœur à taille d'océan.



Ai-je vraiment le mal de toi ?

Ai-je vraiment le mal de toi
Ou d'habitude, d'habitude
Au point que je ne passe pas
Plus de trois jours de solitude
Sans attraper le mal de toi

Qui me dira si c'est l'amour
Avec son lot de représailles
Ecartelée depuis toujours
Au lit de mon champ de batailles
Me diras-tu si c'est l'amour
Qui vient cogner dans ma poitrine
Avec ses ailes de vautour
Sur ma tendresse d'opaline

Tu te dépêches d'être là
Mais j'ai le cœur en marmelade
Quand ton regard ne parle pas
Et qu'un semblant de barricades
Vient se dresser devant mes bras

Qui me dira si c'est l'amour
Relent sauvage à mon haleine
Quand il a mordu mes velours
Avec ses dents de porcelaine
Me diras-tu si c'est l'amour
Qui me rend douce à ton étreinte
Et m'ensorcelle à petit jour
A petit feu dans une plainte

Laisse mon cœur il se taira
Tu ne saurais pas le comprendre
Laisse, les mots ne parlent pas
J'ai trop de silences à défendre
Pour me mentir une autre fois

Qui me dira si c'est l'amour
Avec son torrent de promesses
Et cette étoile à contre-jour
Dans les trop-pleins de ma tristesse
Me diras-tu si c'est l'amour
Qui prend les armes dans ma tête
Et vient les rendre sans discours
Dès que tu m'offres un coin de fête

Tout au long de ton corps

Tout au long de ton corps
J'ai cherché l'aventure
Tout au long de ton corps
J'ai brisé tes armures
En dessinant du bout des lèvres des arabesques de velours
Tout doucement comme un orfèvre pour te donner l'envie d'amour...

Et j'ai trouvé tant de chaleur où tes forêts frissonnent
Et j'ai trouvé tant de douceur à ton écorce d'homme

Tout au long de ton corps
J'ai reconnu ma terre
Tout au long de ton corps
J'ai forcé ton mystère
En dénouant toutes les mailles, sur les chemins de ton désir
Avant que nous viennent en semailles les étincelles du plaisir !

Et j'ai trouvé tant de chaleur où tes forêts frissonnent
Et j'ai trouvé tant de douceur à ton écorce d'homme

Tout au long de ton corps
J'ai tissé la tendresse
Tout au long de ton corps
J'ai semé des caresses
En découvrant les sortilèges de tes savanes ensommeillées
Jouant de toi comme en arpèges une musique ensorcelée

Et j'ai trouvé tant de chaleur où tes forêts frissonnent
Et j'ai trouvé tant de douceur à ton écorce d'homme

Et j'ai trouvé tant de chaleur où tes forêts frissonnent
Et j'ai trouvé tant de douceur à ton écorce d'homme



Pour Antoine

Te voilà entre nous, on ne t'attendait plus vraiment,
Te voilà tout à coup, tu es notre premier enfant,
Tu n'es pas venu par le chemin prévu,
Mais si tu savais combien tu nous manquais.
Te voilà entre nous et tu as presqu'un an déjà,
Te voilà tout à coup mais tu ne nous ressembles pas
Dans moins d'une année, quand tu sauras parler,
Tu nous donneras le nom que tu voudras.
Écoute bien petit, toi qui bouscules notre vie,
Pour l'habiller d'un grand bonheur à chaque pas,
Souviens-toi, dans la brume de tous les jours,
Que tu es là, à force d'un amour.
Tu es là maintenant, sous le toit de notre maison,
Tu es là pour longtemps et tu vas prendre notre nom
Nous ne voulons pas t'enfermer dans nos bras,
Mais tu auras besoin de nous donner la main.
Tu es là maintenant et désormais nous serons trois,
Tu es là pour longtemps avec le rire au bout des doigts,
Tous les goélands de ton regard d'enfant
Feront éclater nos plus belles idées.
Écoute bien petit...

Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif

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