J'Traîne
Des Pieds
J'traînais les
pieds, des casseroles
J'n'aimais pas beaucoup
l'école
J'traînais les
pieds, mes guiboles abîmées
J'explorais mon quartier
J'traînais des
pieds dans mon café
Les vieux à la
belotte braillaient
Papi, mamie, tonton André
et toutes ces pépées
A mes p'tits soins, à
m'pouponner
Ecorché mon visage,
écorchés mes genoux
écorché
mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes
godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les
miettes de nous
La fumée du boeuf
bourguignon
Toute la famille tête
dans l'guidon
Du temps où ont
pouvaient faire les cons
Les pensionnaires, les
habitués, les gens d'passage surtout l'été
Joyeux bordel dans mon
café
Ecorché mon visage,
écorchés mes genoux
écorché
mon p'tit coeur tout mou
balayée la terrasse,
envolé le bout d'chou
envolées les miettes
de nous
Je traîne les pieds,
j'traîne mes casseroles
J'n'aime toujours pas
l'école
Ecorché mon visage,
écorchés mes genoux
écorché
mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes
godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les
miettes de nous
I Need A Child
I need a child
Into my middle
I need a child
a wild one
under my skin
a little bone
a speaking tree
is growing on me
I've got flowers exploding
on my swinging tit's
So many flowers exploding
on my swinging tit's
I need a child
My heart is a dead frog
hauting on my broken throat
with the red lipstick
stuck and his bleeding mooth
I can't breath
It's so cold, warm me
up, feel me up, build me a child
I'm in bloom "boom" into
my middle
I'm in blue boom into
my heart
I'm in bloom "boom" into
my middle
I'm in blue boom into
my heart
Since the day of my brothers'
birth
Oh brothers'-bird, I've
understood
there's a mother exploding
on my swinging tit's
So many flowers exploding
on my swinging tit's
Thérapie De Groupe
Maman est dépressive
Papa manque de confiance
Et moi je suis lascive
Devant toutes nos errances
Et si on essayait un
peu
De voir notre petit monde
d'en haut
Au liue de laisser choir
nos idéaux
Mamie semble pensive
Elle voit crever papi
Elle se dit pourvu que
je vive
Pour penser un peu à
ma vie
Tonton est dans la mouise
Les gendarmes ont trouvé
son herbe bleue
Ils la disent nocive
Mais non ! Puisqu'elle
lui fait briller les yeux
Et si on essayait un
peu...
Mon grand frère
est un peu timbré
Il joue avec Jojo mon
p'tit fiancé
Ils jouent à s'alonger
Nus , tout nus au fond
du canapé
La tatie est en crise
Elle a zigouillé
le chat de Zoé
Le Lexomil s'épuise
Et elle boit son wisky
comme du p'tit lait
Et si on essayait un
peu ...
Et si on essayait d'user
D'un peu de minutie
Pour orchester notre
thérapie !
Quijote
Es así que me
has seducida
Los ojos en la luna
Y el corazón en
los calcetines
O misterio profundo que
decía un amigo una fría fachada que quería cabrear
Mi quijote le quiero
a mi quijote ay mi quijote eh eh eh
Es así que me
has seducida
Ná dicen las estrellas
El corazón escondido
en un pañuelo
Si tus viejos vaqueros
amenazan de caer
Si siempre vagabundas
no podré nunca luchar
Mi quijote le quiero
a mi quijote ay mi quijote eh eh eh
Ay ay ay ay ay ay ay
ah ah ah ah ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
Es así que me
puso nerviosa
Los ojos en la luna
Y el corazón escondido
en un pañuelo
Si tus viejos vaqueros
amenazan de caer
Si siempre vagabundas
no podré nunca luchar
Goûtez-Moi
Je me suis cuisinée
à vous
Vous vous êtes
servi de moi
Je m'étais préparée
à vous
Comme on fait un bon
petit plat
REFRAIN
Aller goûtez-moi
Ne me dégoûtez
pas de moi
Aller essayez-la
Ne me dégoûtez
pas de vous
Aller
Je m'étais fait
un bonheur
De vous cuisiner la tarte
au coeur
C'était coulis
de mon sang
C'était crème
de ma peau
J'ai saupoudré
mes os cassés
Pour ajouter du croustillant
REFRAIN
Aller goûtez-moi
Ne me dégoûtez
pas de moi
Aller essayez-la
Ne me dégoûtez
pas de vous
Aller
Vous m'avez mangé
un bout
Et puis vous m'avez recraché
Je sais je suis pimentée
C'est l'espagne ça
vous fait l'pied
Vous m'avez craché
dans le dos
Je vous entends rigoler
Aller aller aller...
Aller goûtez-moi |
La
Femme Chocolat
Taille-moi les hanches
à la hache
J'ai trop mangé
de chocolat
Croque moi la peau, s'il-te-plaît
Croque moi les os, s'il
le faut
C'est le temps des grandes
métamorphoses
Au bout de mes tout petits
seins
S'insinuent, pointues
et dodues
Deux noisettes, crac!
Tu les manges
C'est le temps des grandes
métamorphoses
Au bout de mes lèvres
entrouvertes
pousse un framboisier
rouge argenté
Pourrais-tu m'embrasser
pour me le couper...
Pétris-moi les
hanches de baisers
Je deviens la femme chocolat
Laisse fondre mes hanches
Nutella
Le sang qui coule en
moi c'est du chocolat chaud...
Un jour je vais m'envoler
A travers le ciel à
force de gonfler...
Et je baillerai des éclairs
Une comète plantée
entre les dents
Mais sur terre, en attendant
Je me transformerai en
la femme chocolat...
Taille-moi les hanches
à la hache
J'ai trop mangé
de chocolat...
Non Dits
Non dit non mais non
mais dit donc,
dit moi le donc, ce non-dit
là.
Ce nom d'ici dit le moi
donc
Non dit non mais non
mais dit donc,
N'attendons pas d'être
plus là,
pour me racconter tout
cela.
Depuis jamais qu'on se
le dit,
les années passent
sans merci.
Si l'on se frôle
c'est déjà ça,
chacun son rôle,
pas plus que ça.
On s'est menti autant
de fois,
que l'on se disait tout
cela,
Tous les matins et les
midis
et toute la semaine aussi.
C'est ridicule mais c'est
comme ça,
si l'on recule on voit
tout ça.
On voit s'éteindre
dans le ciel,
les étoiles et
les arc-en-ciels.
On verra bien, tu me
disais,
ce que cela fera après,
dans le lit de tous les
non-dits
sommeille tous nos paradis.
Pris on s'dira c'qu'on
voulait pas
se dire mal où
ça fait là.
tu sais les enfants,
c'est comme ça
dira pas dira, dira pas
mais quand dira ça
fera là
mal à mon estomac
N'attendons pas d'être
plus là,
pour me raconter tout
cela.
N'attendons pas d'être
plus ici
pour me raconter tout
ceci.
Ceci cela s'envolera,
et vite s'oubliera.
Non dit non mais non
mais dit donc,
Non dit non mais non
mais dit donc,
dit moi le donc ce non-dit
là
dit moi le donc
ce nom d'ici dit le moi
donc
dit le moi donc
Non dit non mais non
mais dit donc,
Cabaret Blanc
Je sais que tu es dans
la salle,
Tu ne manquerais pour
rien au monde
Ta petite princesse de
bal
Comme elles sont lourdes
ces secondes.
Si je croisais ton regard
Le hasard fait si bien
les choses
Sembler regarder milles
pas
Je crois que la rose
est éclose
Le jardinier put être
fier
On va tous les rendre
jaloux
Comme elle est belle
votre lumière
Oh tout m'es tout venu
de vous
Et dit soit dit en passant
Est-ce que tu entends
Résonner dans
la nuit
Le cabaret blanc?
Et dit soit dit en passant
Je serai comblée
D'après vous continuer
notre cabaret
Je sais que tu es dans
la salle
Et si c'est rien c'est
pas grand chose
C'est qu'il suffit d'une
cigale
Pour émerveiller
votre rose
Gorge nouée, foule
la scène
Fillette danse sur vos
pas
Milliers de paillettes
qui traînent
Mais je les garde elles
sont à toi
Et dit soit dit en passant
Est-ce que tu m’entends
?
On les aura croqués
nos rêves d’enfant
Et dit soit dit en passant
Je serai comblée
D’après vous continuer
notre cabaret
Je sais que tu es dans
la salle
Et je détournerai
la tête
Je sais où tu
es c’est fatal
Rose voudrait être
parfaite
En souvenir de vous
Et dit soit dit en passant
Est-ce que tu entends
Résonner dans
la nuit
Le cabaret blanc?
Et dit soit dit en passant
Je serai comblée
D'après vous continuer
notre cabaret
De Toi A Moi Il
Pour cette drôle
de barque qu’un jour nous avons prise
Ne croyant plus qu’en
nous et en nos lois habilles
Toi et moi qui embarque
quittant la terre promise
Dont les amours se nouent
en un destin fragile
Pour ce drôle de
navire qui fut notre refuge
Où nos corps bousculés
se croyaient immortels
Nous attendant au pire
affrontant les déluges
Nos joies miraculées
de cris antes éternels
Je te quitte
Pour les subtiles nuances
de nos doutes éclairés
Le serment de nos cœurs
et nos routes bohémiennes
Pour nos belles divergences
et nos complexités
Pour l’infini bonheur
de ta peau sur la mienne
Pour toutes nos expériences
savamment excitées
Nos fumés et nos
cames, nos jeux électrisants
Pour notre adolescence
qu’ensemble on a quitté
Pour l’homme et pour
la femme que nous sommes à présent
Je te quitte
Pour nos puissantes querelles
qui nous brûlèrent les ailes
Nos tendresses officielles
et nos fuites instinctives
Pour ces instants mortels
de vrai bonheur bordel !
A contempler le ciel
claquant d’étoiles furtives
Pour ce grand firmament
patiemment dessiné
Et pour ce ciel vivant
où nous nous sommes planqués
Pour les nombreux tourments
si souvent contournés
Et pour tous les suivants
où tu vas me manquer
Je te quitte
Je te quitte |