Passi
Tomber (Pas)
Elle c'était ma
complice, mon jeu de dame
Elle assouvissait ma
soif de mal
Et c'était bien,
elle, la beauté d'une femme
La lumière de
ma vie, la joie dans mes peines et mes ennuis
Ma miss Madame était
belle comme belle de notre dame
Délices, passions,
innocence perdue, âmes éperdues
Dans le plaisir et le
charme, on était bien
On était fous,
on foutait rien, on s'en foutait
Pour l'un et l'autre
on était tout, dans la joie et les larmes
Rêve d'avenir ,
prêt à souffrir de plaisir
Mon frisson ma déesse
mon obsession mon arme
Puis un jour on a appris
et avant moi elle est partie
Et là j'ai pu
estimer le temps qu'il me restait à vivre
La blâme. Je voulais
le meilleur sans penser au pire
Mon corps souffre et
moi aussi la maladie me réclame
J'erre dans le drame,
où est passée ma gazelle
Sur elle, il y avait
la robe noire et la faux
Pour moi, il y avait
la hargne
refrain
Et moi je suis tombé
amoureux d'elle
De son image de son visage
Et je lui dis emmène
moi
Ma vie était celle
d'un flambeur exceptionnel
Je voulais toujours plus
de teuch plus de tise plus de phuuu
Un mec, plein de gonzesses,
de potes, d'oseille
Ma vie était belle,
je voulais monter, j'ai com-mencé à sniffer
J'ai rencontré
mon héroïne, elle était bonne
Je la trouvais belle,
elle était en moi
Coulait dans mes veines
et je ne pouvais plus me passer d'elle
Elle m'a piqué,
je m'envolais comme une guêpe
Plus ça allait,
plus je voulais du miel
J'ai volé pour
elle, ma vie s'est brisée pour elle
J'ai plein de nouveaux
amis pour qui c'est pareil
On pique du zen ensemble
Le monde nous semble
cruel
Je crie help, à
l'aide mais personne ne veut m'aider
Elle a signé sur
le tableau de ma vie, HIV en aquarelle
La vie n'est pas, mais
aujourd'hui je sais qu'elle est belle
Elle c'était les
ailes avec lesquelles je montais au ciel
Mais aussi la faucheuse
et cet enfer m'ensorcelle
Elle était belle
mais cruelle
refrain
Troisième mi-temps
je suis marié et j'ai deux enfants
Je pose mes gosses à
l'école, ma femme au travail, je cavale
Je suis en retard pour
le taff, je mets le turbo, je détale
Tout se passe comme d'hab,
mais là c'est un jour de pluie
Puis un con grille un
stop, me voit et cale.
Il y a arrêt sur
image, un gros plan sur les visages
Ralenti, grincement de
pneus et bruits sourds de métal
Eclats de verre, tonneaux,
et y'a du sang sur les dalles
Tout est rouge et noir,
j'ai mal, j'ai mal
Urgence mon corps dans
le coma, direct à l'hôpital
J'ai perdu beaucoup de
sang, on me fait une transfusion
Deux semaines après
j'ouvre les yeux, l' accueil est familial
Royal, dieu merci je
pleure des larmes de joie
Et deux ans après,
explose ce putain de scandale
Je suis sur la liste
rouge, danger, celle des contaminés
Comme sur la liste de
Schindler, le sort en est crucial
Alors j'entend tout le
bordel, et je me vois au journal
Derrière les responsables,
la faucheuse dans cet hôpital
J'l'aimais pour m'avoir
sauvé et je suis empoisonné
Ha je dois vous laisser,
j'ai mal, j'ai mal.
Le Maton Me Guette
Les menottes, les notes,
la machine à taper,
ton nom, prénom,
naissance, nationalité.
Poches vidées,
ensuite lacets, ceinture, enlevés.
Feu d'artifice, c'est
l'armistice, le pays est en fête.
Pour moi, la fête
en garde à vue dans les cages de la police.
9 heures-11 heures, Parle
! Ton nom est sur le tas.
J'ai fait 6 pas dans
l'enfer des galères, la poisse.
Les empreintes, les plaintes,
et ce tribunal,
ma famille et mes proches
en soutien principal.
Pin-Pon-Pin-Pon, les
flics s'éclatent, roulent à fond.
Bon, mon avocat est clair,
mais le juge persévère,
il est vingt heures,
mon matricule 49203.
J'entre en cellule, D128,
la porte claque, mon coeur bat.
Mon cousin 49204 me parle
de dates, me mate,
enchaîne, soleil,
bizness et rates.
Le trouble est dans ma
tête ! / Et le maton te guette./
Refrain :
Mon corps est enfermé,
seule mon âme peut voguer.
Barreaux, porte bloquée,
ma vie est bloquée.
Un oeil dans l'oeillet,
j'entends le bruit des clés.
Les jours se répètent,
/ et le maton te guête /.
Mon corps est enfermé,
seule mon âme peut voguer.
Barreaux, porte bloquée,
ma vie est bloquée.
De derrière l'oeillet,
je rêve de m'évader.
Le trouble est dans ma
tête, / et le maton te guette /.
Première nuit,
matelas pourri, lits superposés,
carreaux cassés,
des rats passent sous mes pieds.
Au réveil, j'ai
comme la corde au cou, dans cette cage qui fouette.
Dans la cour, les corbeaux,
les mouettes font la tête.
Tous leurs "Croa-Croa"
résonnent encore derrière les portes du pénitencier.
Dans ma tête :
gamelle, parloir, courrier, tourner.
Visite médicale
: anormal est mon état,
zéro au moral,
plus la matinale gaule,
mes dents me font mal,
j'ai des boutons dans le dos.
PASSI fait les 100 pas,
parmi les prisonniers.
3 mètres de mur,
2 de grillage et 1 de barbelé,
8 douches dans le mois,
en sueur sans bouger.
Soirée télé,
couché, soleil d'été, levé.
Mon neveu, que je n'ai
pas vu naître, au parloir me rend ouf.
Dans ces murs, l'odeur
des chiottes, du sale, de la bouffe,
j'étouffe dans
ce goulag, la cellule, le stalag.
Les jours se répètent.../
Et le maton te guette./
Refrain
Il suffit d'être
au mauvais moment, au mauvais endroit,
et Vlan, dans tes dents,
tu choisis pas, prends ça.
Trahi, ma vie, mon nom
salis, comme si j'étais un assassin.
C'est comme perdre une
partie de poker contre SATAN.
Dans cette merde en chien,
traîté en moins que rien.
Certains sortent, puis
reviennent de nouveau sous écrou.
Dans ma cellule un camé
prend un cachet à chaque gamelle.
Aux nouvelles ? Un suicidé,
évacué, menotté, c'est le dawa.
Enfin paquetage, libérale
pour 49203.
/ Ah PASSI, t'es sorti
! /,
Ah !.. Ca faisait des
mois.
J'ai remis du net, ma
casquette, et mes blanches baskets.
J'erre au vert et j'ai
encore moins le goût pour la fête.
Autour, toujours nos
embrouilles de re-beus et négros,
et le B de bleu, sonne
avec le B de barreaux.
Je dois signer, dire
présent une fois par semaine,
que personne m'engrene
:
je dois pas me faire
serrer avant mon jugement.
Chez nous, leçon,
ne dit jamais : "ça y'est, c'est fini,
ça m'arrivera
pas, pas à moi, moi, j'pourrai pas béton !"
Donc, à tous les
lascars qui ont tourné dans le noir,
à toutes les familles
qui attendaient au parloir,
à tous les concernés
par ce genre d'histoire :
Bonne chance, si tu passes
devant la barre !
Judas fut le mauvais
oeil pour l'homme de Nazareth.
Toi, n'oublie jamais
que le maton nous guette.
Refrain
J'ai pas ta voix, encore
moins la vision.
Mais la mine de ton crayon,
m'offre une brève évasion.
Mon corps est détenu,
mais mon âme et mon esprit
peuvent rejoindre l'horizon,
dans une brève évasion.
Mon corps est enfermé,
seule mon âme peut voguer,
porte bloquée,
courrier brève évasion.
Donc, à tous ceux
qui ont galéré, qui galèrent en prison,
à tous ceux qui
te soutiennent pour pas que tu pètes les plombs.
/ Et le maton te guette.
/
Tout le temps, tant de
hargne, tout le temps, tant de larmes,
une pensée aux
disparus, une pensée aux enfermés.
Bois-d'Arcy, Osny, Fresnes,
Fleury, Santé, Nanterre,
les Beaumettes et les
autres zonzons. / Et le maton te guette./
Parloir, courrier, tourner,
c'est la merde, tu le sais,
dans tous les quartiers,
quand le maton te guette...
Passi
79 à 99
Passi
Emeutes
Passi
Ex-nihilo
Passi
Ghetto star
Passi
HipHop crazy
Passi
Il fait chaud
Passi
Je Controle
Passi
Le couloir de la vie
Passi
Le monde est à moi
Passi
Ma zik
Passi
Rap Bizness
Passi
Reviens dans ma vie
Passi
Tourner Des Pages
Passi
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Je
Zappe Et Je Mate
[Et le p'tit sous télé
grandit...]
Câblé sur
télé, l'image, le son sont mes spectres,
Les programmes, je becte
et les directs je m'injecte,
Je suis un enfant de
la télé, fonce-dé aux rediffusés,
Flash-back dans le passé,
conditionné, barbé
Aux sagas des séries
et aux Bang-Bang à l'américaine,
Starsky, Star Trek et
tout ce qui engrène.
Pose une question pour
un champion,
Parle-moi d'émissions,
Argot Margot,
Je connais les ragots,
J'suis barjot comme Columbo,
Comme un Lundi, un Samedi
mat'ou le Jour du Seigneur,
J'suis un télephile,
Au-delà du Réel,
Télé commandant
chez les zappeurs
A cause de leurs bêtise,
mon crâne est un bouillon de Culture Pub
Dans les films, j'veux
du feu, d'l'amour et d'l'aventure.
REFRAIN :
La Une, la Deux m'ont
pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je
zappe et je mate,
La Cinq, la Six en sont
les complices,
Beaucoup d'argent, de
guerre et de sexe à la télé,
La Une, la Deux m'ont
pris dans leur jeu,
La Trois, la Quatre je
zappe et je mate,
La Cinq, la Six en sont
les complices,
C’blé, survolté,
j'ai le syndrome du canapé.
Stade 2, télé
allumée, même sous la couette, elle m'appelle,
19/20, j'suis avec elle,
comme a minuit ou à 14 heures
Quand j'me lève
en jogging, je veux des Matins bonheur,
Marié, deux enfants,
faire du téléshopping,
Moi, Chapeau melon, des
pompes en cuir,
Un papa connu comme Cousteau,
J'veux des jumeaux Heckel
Jeckel, un Cosby Show,
Mon chien sera Scoubidou,
se tapera Lassie,
Des histoires naturelles
dans ma Maison dans la prairie,
Placer ma Famille en
or haut dans la Pyramide,
Sortir d'la Zone Interdite
et des histoires stupides,
Un beau cabriolet d'Amour,
Gloire et Beauté.
Oui, j'suis matérialiste,
J'veux ce que je vois dans le poste,
Les couleurs de mon pays,
Saga Cité, m'ont trop traîné au poste.
J'lance la Roue de la
fortune, j'ai ma Chance dans la Chanson,
Mes lettres valent du
chiffre, je hais les artistes à deux francs,
Fa Si La Chanter, tocard,
Je mets ton clip sur le Boulevard.
REFRAIN
Troisième mi-temps,
tout le sport, je suis fou de Téléfoot,
Je suis la Télé
le Dimanche,
L'équipe du Dimanche
me branche,
J'erre dans la Marche
du siècle, parle-moi de Capital,
Y'a trop de bluff dans
nos pages,
Les magazines, les reportages,
Tout est possible, manipulé
sous les projecteurs,
Controlé à
la télé et Nulle part ailleurs,
T'y crois pas, t'y crois
pas, Sans aucun doute ça se discute,
Taratata, j'abats les
masques, butte l'image qui percute,
Oui, l'audimat n'est
qu'une histoire de gent-ar.
Gag vidéo, moi
j'suis pas un Guignol du Flash info,
Sors ton Oeil du cyclone,
t'as perdu de vue le Vrai du faux,
Quand tous les médias
bosseront bien, je s'rai Témoin n°1.
La Une, la Deux m'ont
pris dans leur jeu
La Trois, la Quatre je
zappe et je mate
La Cinq, la Six en sont
les complices
Baeucoup d' argent, de
guerre et de sexe à la télé
La Une, la Deux m'ont
pris dans leur jeu
La Trois, la Quatre je
zappe et je mate
La Cinq, la Six en sont
les complices
Survolté comme
un taureau fou, j'ai le syndrome du canapé
La Une, la Deux m' ont
pris dans leur jeu
La Trois, la Quatre je
zappe et je mate
La Cinq, la Six en sont
les complices
Baeucoup d' argent, de
guerre et de sexe à la télé
La Une, la Deux m' ont
pris dans leur jeu
La Trois, la Quatre je
zappe et je mate
La Cinq, la Six en sont
les complices
Câblé, survolté,
j'ai le syndrome du canapé
[Passi étudie
l'terrain...]
Les Flammes Du Mal
Pigalle samedi minuit
capote saloperie de carotte;
dansez, ce soir Mephisto
a la cote;
miséricorde à
ceux qui vont en profiter;
et à quelques
pas de là, dans les cités...
Ça pue la merde,
ça sent l'herbe;
les gens sont comme des
Serbes;
dans le quartier veulent
"Cartier, Lacoste, Ralph";
sans claquer, beaucoup
sont claqués;
Des Bombes, CRS, des
militaires;
"A mort les porcs" en
décor sur les murs dehors;
2. 1 : Passi étudie
le terrain;
1. 2. 3 : ça sent
le souffre et le dawa;
Réalité
dans l'escalier, le petit sous télé grandit;
vit du "Kamé Améha"
amené au canné planté;
tu me pousses, le pushka
tousse, nos vies;
c'est nos bourses, tracer,
y passer ou tout casser;
Tes grands plans MJC,
assez ! Le million, le million !!
On s'envenime pour peser,
donc encore l'autre nuit;
les flammes du mal ont
frappé la té-ci;
le temps des mots terminé,
prier c'est grillé;
Là-haut ça
repond pas, donc on s'allie au diable;
Et comme Atila, on va
piétiner ci et là;
prendre par le sabre;
{Refrain:}
Le sang et le feu sont
réclamés par la foule,
sur le bitume l'engrenage
se déroule.
Foutre le dawa, nicker
la rhala,
les flammes de l'enfer
vu que le paradis n'est pas.
Coups de crocs d'escrocs
qui s'escroquent;
évoluent dans
nos rues. Salut !
La nuit, les loups font
du biz, les cerbères sont à l'affût;
Le prolétaire
du PMU fonce-dé au rouge va te viser;
Halte sur l'asphalte,
tout est si vite arrivé;
Bienvenue dans les cités
où la police ne va plus;
Nos zipots récoltent
le fruit d'actes désinvoltes;
survoltés comme
des pits survoltent, traquent;
avec leurs colts;
1: coup de pression;
[Vas-y, baisse les yeux
petite salope]
2: course poursuite,
voilà les flammes sur le macadam;
ça part en vrille,
se nique et se bousille;
Plus de combat dans la
ville, ça se troue et s'enfile;
Pour tous c'est le même
"bitin", la réputation;
il faut le butin et ça
se butte pour des histoires à franc un;
Ça brûle
à la mémoire du disparu, trop l'ont vu;
Croquer, "coker", t'es
choqué, OK c'est déréglé;
mais nous sommes des
satellites sans orbite.
{au Refrain}
309, keufs, prépare
ton bluff;
22, 22, v'là que
le bleu bave, bute, et fait feu;
Bouge tes seufs. Le diable
débarque au tié-quar;
pendant les premières
larmes;
On fait appel à
la flamme pour calmer les 'mes;
Ça veut se venger
dans la foulée, allez;
certains vont brûler.
D'autres pour se défouler;
viendront aussi tout
péter, féler des vitrines;
casser, filer, recéler,
penser au blé;
le biz continue à
rouler;
Barres de fer, CRS, casques,
fumigènes, boucliers;
tant pis pour les affolés,
ça va charger, détaler;
Barrages installés,
les pavés vont volés, olé;
le sang va couler et
plus tard le maton te guette;
Certains vont tourner,
tourner, gaméler, galérer;
les 'mes vont danser,
les scar-las sortent blasés;
viennent embraser les
esprits brûlants, surexcités;
c'est certain, les plombs
vont sauter;
ma 6 T va cr.....
{au Refrain} |