Raphaël
Le vent de l'hiver Lyrics
C'était le temps
d'une autre année
Le temps des néons
allumés
Le temps des témoins
des colombes
Le temps de la vitesse et
de l'ombre
Le temps des lettres jetées
au feu
Le temps où on était
heureux
C'était le temps des
bords de mer
Le temps des Gainsbourg,
des Prévert
Je revois tes cheveux défaits
Dans la chambre d'hôtel
tu jouais
Et moi sur la banquette
arrière
Je voyais le monde à
l'envers ...
Vive le vent de l'hiver
Et la chanson de Prévert
Continue sa route à
l'envers
Je ne suis pas chrétien
Mais de tout je me souviens
Vive le vent de l'hiver
Et tout retourne la terre
Les loups sont à
la porte
Un dernier coup d'oeil en
arrière
Dans le rétroviseur
C'était le temps de
Lily Brik
Le temps du soleil tatoué
C'était le temps
des avalanches
Le temps des verres bus
et cassés
Ma vie brûlait comme
la place rouge
Quand la nuit finissait
sa course
C'était le temps des
accords majeurs
Où tout était
illuminé
Et j'entends battre ton
coeur
Doucement doucement
Je ne suis pas soigné
C'était le temps
de la Cantate
Le temps où tu la
jouais pour moi
Vive le vent de l'hiver
Et la chanson de Prévert
Continue sa route à
l'envers
Je ne suis pas chrétien
Mais de tout je me souviens
Vive le vent de l'hiver
Et tout retourne à
la terre
Les loups sont à
ma porte
Un dernier coup d'oeil en
arrière
Dans le rétroviseur
(Sur les routes pavées
Nuit d'hiver j'étais...)
NE PARTONS PAS FACHES
bien sûr qu'on a perdu
la guerre
bien sûr que je le
reconnais
bien sûr la vie nous
met le compte
bien sûr la vie c’est
une enclume
bien sûr que j’aimerais
bien te montrer
ailleurs où on ferait
pas que fuir
mais bien sûr j’ai
pas les moyens
quand les poches sont vides
alors allons rire
ne partons pas fâchés
ça n’en vaut pas
la peine
bien sûr que les montagnes
sont belles
bien sûr qu’il y a
des vallées
et les enfants sautent sur
les mines
bien sûr dans une
autre vallée
bien sûr que les poissons
ont froid
à se traîner
là dans la mer
bien sûr que j’ai
encore en moi
comme un goût avalé
de travers
mais ne partons pas fâchés
ça n’en vaut pas
la peine
bien sûr j’ai la ville
dans le ventre
bien sûr j’ai vendu
ma moto
bien sûr je te trouve
très jolie
j ’ai vraiment envie de
te sauterbBien sûr la vie nous fait offense
bien sûr la vie nous
fait misère
on ira aussi vite que le
vent
m ême si on a bien
souvent rampé
mais ne partons pas fâchés
ça n’en vaut pas
la peine
bien sûr que je te
trouve très belle
bien sûr je t’emmènerai
à la mer
y ’a rien d’autre à
faire qu'à se saoûler
attendre le jugement dernier
transplantés là-haut
dans le ciel
il paraît que c’est
pas pareil
il paraît que la vie
n'est jamais aussi belle
que dans tes rêves
que dans tes rêves
mais ça ne fait rien
ne partons pas fâchés
ça n’en vaut pas
la peine
CHANSON POUR PATRICK
DEWAERE
et toi j' te connais pas
mais t'es plus ma copine
et tous les jours et les
semaines
et tu me fais vraiment de
la peine non
regarde les autres comme
ils s'aiment
et moi je connais un bon
coin
où on pourrait s'embrasser
et je te veux rien, allez
viens
et la vie va grand train
de l'autre côté
c'est pas ma faute à
moi si je sais pas gagner
regarde comment j'dors plus
la nuit
je sais même plus
mon nom
et c'est quoi cette petite
vie
et c'est quoi toutes ces
maisons
où ils s'en vont
où ils s'en vont
et l'autre fois je te croise
dans la rue
et tu me dis même
pas bonjour
et je sais je fume trop
au café je meurs tous les jours
et tous les jours de l'année
c'est la nuit qui vous prend
est-ce que tu sens le vide
sous nos pieds
est-ce que ce vide là
tu le sens
quand je t'embrasse
quand je t'embrasse
alors saute moi au cou
allez dis-moi que la vie
est belle
allez saute moi au cou
que c'est pas dans cette
vie que l'on paye
et cette musique je l'aime
beaucoup
on n'a pas l'même
âge mais c'est pareil
on ira tous les deux jusqu'au
bout
on ira tous les deux jusqu'au
bout
je sais qu'tu m'aimes
ça je l'sais que
tu m'aimes
LES PETITS BATEAUX
pourquoi le temps qui passe
nous dévisage et
puis nous casse
pourquoi tu restes pas avec
moi
pourquoi tu t'en vas
pourquoi la vie et les bateaux
qui vont sur l'eau ont-ils
des ailes
pourquoi les avions s'envolent
bien plus haut que les oiseaux
pourquoi que les étoiles
sont-elles là-haut
suspendues
pourquopi le ciel est si
haut
pourquoi alors
et un autre jour s'en va
tourne et tourne et ne s'arrête
pas
et un autre jour s'en va
dans cette petite vie
je voudrais pas crever d'ennui
regarde le vent emporte
tout,
même ce qu'il y a
de plus beau
et les sourires et les enfants
avec les petites bateaux
pourquoi même
les nuages veulent pas rester
ici
si j'étais eux je
marcherais vite
je ferais pas d'économies
et un autre jour s'en va
tourne et tourne et ne s'arrête
pas
et un autre jour s'en va
dans cette petite vie
je voudrais pas crever d'ennui
Shengen
Je suis parti d'un bout
du monde
J'étais trop grand
pour me courber
Parmi les nuages de poussière
Juste au bord de la terre
Et j'ai marché le
long des routes
Le ventre à l'air
dans le ruisseau
Et même que le vent
nous écoute
Et la pluie va tomber bientôt
Ce que j' fais là
moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher
tout droit
Ce que j' fais là
moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis
mille ans
Tellement de nuits sous
la paupière
Tellement de forêts
abattues
Même sous la mitraille
et le fer
Moi je leur ai rien vendu
Et que même dans l'espace
Shengen
Ils ont pas voulu de ma
peau
Ce que j' fais là
moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher
tout droit
Ce que j' fais là
moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis
mille ans
C'est pas la croix pas la
manière
Et puis la terre on y revient
Moi j'ai un orgue de barbarie
Et je vais pourrir leur
pays
C'est pas avec la bombe
atomique
C'est pas avec le tour de
France
Qu'ils me mettront de leur
côté
Quand j'aurai fini ma croissance
Ce que j' fais là
moi
Je sais pas
Je voulais juste marcher
tout droit
Ce que j' fais là
moi
Je sais pas
Je pense à toi depuis
mille ans
La ballade du pauvre
Je suis là chaque
matin
comme ça sur le chemin
à regarder le jour
qui va et qui vient
à tendre la main
Et je vis sous un pont
probable que j'aime pas
les maisons
ma vie je l'ai quittée
c'était il y a longtemps
peut-être un été
Ô mon vieux je suis
noir
et du soir au matin
plein comme une malle-cabine
raide comme un passe-lacet
je connais même plus
mon nom
Je n'restarai pas trop tard
j'aime mieux aller ailleurs
là où ce s'rait
pas pire peut-être même meilleur
on peut toujours rêver
Non non non non
bien content de partir
non non non non
j'espère ne pas revenir
Ils m'ont trouvé
un matin
raide comme un parchemin
avec dans les poches
deux trois souvenirs rien
d'autre qu'une broche
M'ont mené en camion
dans un genre de maison
où ils m'ont disséqué
mon vieux
Tu pouvais pas t'nir guère
plus longtemps
qu'ils disaient qu'ils disaient
qu'ils disaient
c'est pas brillant
Non non non non
bien content de partir
non non non non
j'espère ne pas revenir
Je suis là chaque
matin
comme ça sur le chemin
à regarder la vie
qui va et qui vient
qui colle à la peau
Et je m'en vais ce soir
je finirai bien quelque
part
loin des lits en papier
de mes pieds blessés
de leurs cheminées
noires
du vent du soir
non non non non.. |