| Comme
Un Homme
Oh la la ! Mon dieu
J’ai l’impression de plus
sentir mes jambes
L’impression de quitter
les miens peu à peu me hante
Ou suis-je ? entre la vie
et la mort
Donc capable d’ramener un
vers la vie et un autre vers la mort
Putain seigneur j’n’ai pas
envi d’mourir
Ma femme porte la vie
Et de cette vie je crois
avoir un p’tit sourire
Mes paupières sont
de plus en plus lourdes, file de plus en plus vite
Et ma joie, elle, de plus
en plus sourdes
A cet instants précis
j’aimerais faire tous ce que je n’ai pas pu
J’entends des voies dans
l’fond m’appelant papa et d’autre papy
J’revoi a vitesse grand
V tout pleins de bons moments
Repense à ma maman,
à ma femme, au bel-amant
J’ai l’impression d’entendre
des voies :
« T’as déconné
c’est même pas lui » « oh! putain j’y étais »
Refrain :
Comme un homme fier je retourne
à la Terre
Perdant ma vie et filée
bien pour satisfaire
Oui mais quand même
Quel cause me faites vous
payer ? Mon sang coule mais mon cœur ne peux se vider
Comme un homme fort rabattu
comme un porc
Même leur raison ne
pourra jamais me donner tort, tort
La haine me vole mes aimés
Une balle pour les larmes
Et le reste, reste au passé
Eh bien c’est bizarre
Je sens une odeur qui m’est
familière
Ca doit être ma pauvre
femme enceinte
En train de faire une dernière
prière
Si tu m’entends ma chéri
te sens surtout pas coupable
Fait seulement en sorte
que ta détresse soit pas trop longtemps palpable
Car chacun a son destin
attacher à son cou
Et on ne peut reprocher
à un aveugle incrédule de voir flou
Si tu marche vite, tu attrapes
le malheur
Et si tu vas lentement eh
bien c’est le malheur qui t’attrape
Trouve un bon père
plutôt qu’un beau père à celle-ci
Dis lui qu’son père
est au paradis
A la droite de notre messie
Dis lui que j’t’aime et
en plus que j’t’ai aimée
Appelle la Aima pas du nom
Emmanuelle mais du verbe Aimer
C’est angoissant d’savoir
que dans l’heure qui suit on n’sera plus
Je n’ai jamais imaginé
que c’est de cette manière qu’ma vie sera conclu
Refrain
C’est comme un cri de panique
Le vent tourne et la peur
se fait statique
Si je crains pour ma vie
Ce n’est rien quand je pense
à ce que je laisse
Maintenant que c’est fini
(hum)
Maintenant la haine qui
m’on laissé me démoder
Comment leur dire que je
voulais construire une vie
Maintenant me voilà,
j’ai jambes sur le sol comme une jeune proie
Et la mort me tend ses bras
(clic-clic)
J’en garde un juste pour
les larmes (clic-clic)
La deuxième pour
ma fille et ma femme
Maintenant laisser moi disparaître
dans l’effort
Mais je reste une victime
de vos corps
Refrain
J’veux partir comme Joseph
Mohamed ou Mamadou
Comme Papson Dilain Anthony
ou bien Alis Atou
Pourquoi doit-on toujours,
mec, s’entre tuer ?
Quand la haine respire le
sang
On sait rarement la disimuler
Un de plus pour les pompes
funèbres
Classer au fusil à
pompes
Tu sais, il arrive que l’erreur
elle même se trompe
On peut être un héros
sans être marqué du saut de l’assassin
La haine inconnue ment
Qu’on devrait éviter
de manger à sa faim
Je fais parti de ceux qui
sont parti prématurément
Pourquoi la vengeance est
la plus sure de la justice
Le fils cache souvent une
vertu mal placée
Ce récit est une
victoire pour tous les mômes assassiner
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